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Terdax soigne son fameux péloïde

Le centre de préparation des boues dacquoises va investir dans de nouvelles serres de culture des algues entrant dans la composition de sa boue thermale unique en son genre…


Le péloïde de Dax mêle aux remontées d’eaux hyperthermales chaudes et au limon de l’Adour un mélange caractéristique de ces cyanobactéries qu’on appelle vulgairement « algues bleues de Dax ».

À l’origine, l’illustre « péloïde de Dax » se formait naturellement dans des bourbiers naturels, où le limon apporté par les crues de l’Adour se joignait aux remontées d’eaux minérales chaudes. Dans ces environnements, sous l’effet du climat local, se développait le troisième ingrédient de la recette : la fameuse algue bleue de Dax, en fait l’une des plus anciennes bactéries terrestres.


De nos jours, le produit naturel est reconstitué artificiellement par le centre de production Terdax. Cette régie des boues locales approvisionne les 16 établissements thermaux du Grand Dax. Le limon est extrait pendant l’été du côté de la barthe de Saubagnacq, à plusieurs mètres de profondeur. Un gisement exploité depuis 12 ans et qui pourrait l’être jusqu’en 2038, aux dires de Marc Brasquet, directeur de Terdax, interrogé récemment par nos confrères de Sud-Ouest.

Broyé dans l’eau thermale, le limon est ensuite tamisé : il se mue en une pâte homogène que l’on place en cuve de fermentation (20.000 litres) et à laquelle on mêle lesdites cyanobactéries, désormais élevées sous serre, ainsi que des agents naturels de préservation (clostridium bifermantans).


Investissement à venir…

Le processus de fermentation dure 6 jours. Le péloïde est ensuite conditionné en sacs de 10 kg et expédié dans les établissements thermaux. Une cure individuelle de 3 semaines en nécessiterait quelque 44 kg. Enfin, les boues utilisées sont contrôlées avant d’être replacées dans leurs lieux d’extraction.

Terdax produirait chaque année plus de 230.000 sacs, pour un revenu global moyen d’1,2 million d’euros. Près de 3.000 tonnes de limon seraient extraites chaque année, et jusqu’à 1.800 sacs seraient produits chaque jour en haute saison. Mais bien sûr, on a été assez loin de ces chiffres en 2020, et le confinement a engendré des pertes importantes. Cela dit, la régie a apparemment les reins assez solides. On vient ainsi d’apprendre par la voix de son directeur que Terdax va investir 250.000 euros dans de nouvelles serres dédiée à la culture des cyanobactéries.


On rappelle que « les fameuses cyanobactéries de Dax sont obtenues grâce au ruissellement de l’eau minérale chaude sur des rampes aménagées sous serres ». Actuellement, elles sont élevées sur 480 m2 : « Après récolte, elles sont conditionnées et stockées en chambre de congélation ».

Le processus de fabrication de cette boue ancestrale intéresse assez pour que des visites soient régulièrement organisées sur le site de Terdax par l’Office du tourisme et du thermalisme de Dax. Il y passe pas moins de 7.000 curieux chaque année. Car à priori, même si les bourbiers n’y sont plus et que le travail de laboratoire les a remplacés, c’est aussi et surtout au bénéfice du produit, dont la qualité peut être mieux contrôlée.

De quoi, pour une fois, se laisser traîner un peu dans la boue !

Plus d’informations sur le site internet, cliquez ici

 

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