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Rip Curl sur les chemins de Kathmandu

La marque néo-zélandaise, qui vend vêtements et accessoires pour activités de plein air, a confirmé le rachat du groupe australien, dont le siège européen est à Hossegor…


Ce rapprochement doit permettre de créer un spécialiste des sports outdoor et de glisse de plus d’un milliard de dollars néo-zélandais de chiffre d’affaires (soit plus de 570 millions d’euros).

Avec cette annonce, c’était un peu le campeur néo-zélandais qui se payait le surfeur australien, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela pourrait bien ressembler à une bonne nouvelle. « Cette acquisition va nous aider à diversifier le profil de Kathmandu, que ce soit en termes de géographie, de canaux de vente, de produits et de saisonnalité de l’activité », a en tout cas expliqué Xavier Simonet, le P-DG de la marque établie à Christchurch, également propriétaire depuis deux ans de la marque de chaussures Oboz.


Pour cela, Kathmandu déboursera 350 millions de dollars australiens, soit 214 millions d’euros et plus de 7 fois le bénéfice avant impôts (Ebitda) de Rip Curl.

Ainsi, l’opération devrait permettre à Kathmandu de « réduire sa dépendance aux vêtements outdoor », dont la part dans le chiffre d’affaires de l’entreprise passera mécaniquement de 64 à 38%, tandis que le poids des vêtements d’été tournera autour de 26%.

Cette entreprise néo-zélandaise, qui a ouvert son premier magasin à Melbourne en 1987, mais qui est bien moins connue chez nous que Rip Curl, va pouvoir s’appuyer sur le réseau et la notoriété de la marque de glisse afin de conquérir de nouveaux marchés, à commencer par l’Europe et l’Amérique du Nord.


Un ensemble australasien du vêtement technique…

Cela pourrait donc représenter une belle opportunité de développement pour le siège européen de Rip Curl, situé on le sait sur la zone Pédebert de Soorts-Hossegor. En dépit des éventuelles synergies entre les deux activités, l’emploi ne serait donc pas menacé : les complémentarités entre les deux marques sont assez évidentes.

En d’autres termes, il faudra continuer de travailler sur Rip Curl, mais peut-être aussi introduire les produits Kathmandu en Europe…

Kathmandu espère, bien sûr, capitaliser sur la réputation de Rip Curl, marque dont il a été rappelé qu’elle compte « plus de 2 millions de fans Facebook, 2 millions de followers sur Instagram et 120.000 abonnés sur Youtube ».

Les revenus du nouvel ensemble devraient dépasser le milliard de dollars néo-zélandais, soit plus de 570 millions d’euros. Il comptera environ 350 succursales, 250 magasins partenaires et plus de 7.300 points de vente en gros.


Et malgré de légères différences culturelles, Xavier Simonet (ci-contre) se voulait optimiste quant à un « alignement » entre les deux marques, tout comme Michael Daly, actuel P-DG de Rip Curl. L’enthousiasme serait ainsi de mise.

L’opération s’inscrit un peu dans la continuité de l’acquisition de Billabong par Boardriders l’an dernier. Mais on aura donc compris qu’elle ne survient pas vraiment pour les mêmes raisons.


Du côté de Rip Curl, l’activité a déjà été grandement réorganisée, tandis qu’un nouveau DG Europe, le Béarnais Matthieu Lefin (ci-contre), a été nommé au printemps. La marque des surfeurs était entrée en Europe en 1983, à l’initiative de Frédéric Basse et de François Payot.

Au niveau mondial, elle fêtait justement cette année ses 50 ans. Il y aura sans doute un peu de nostalgie du côté de Torquay comme du côté d’Hossegor, mais on espère bien que ce rachat donnera des ailes à Rip Curl, aussi bien qu’à sa nouvelle maison-mère.

Plus d’infos sur Rip Curl, c’est ici