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Publié le

Potez Aéronautique s’envole depuis Aire-sur-l’Adour

Le groupe landais, qui emploie 400 personnes, fabrique des pièces de haute qualité pour les plus grands avionneurs, comme Airbus, Dassault Aviation et Daher…


Concepteur et fabricant historique de pièces et d’aérostructures pour les grands donneurs d’ordres, le sous-traitant aturin Potez recrute, innove et s’internationalise, illustrant à merveille les enjeux de la dernière Semaine de l’industrie.

Mais plus qu’un cas typique, Potez est une entreprise à l’ADN unique, fondée dans l’entre-deux-guerres par Henry Potez, le co-inventeur (avec Marcel Dassault) de l’hélice éclair et créateur du fameux « Potez 25 », légendaire biplan associé à la grande histoire de l’Aéropostale et qu’ont notamment piloté les illustres Guillaumet et Mermoz. Autant dire que dans les hangars Potez, on a de l’innovation plein la carlingue.

 


Les élèves d’une classe de seconde du lycée Gaston Crampe d’Aire-sur-l’Adour ont  visité Potez Aéronautique, route du Houga, dans le cadre de la Semaine de l’industrie. La trentaine de lycéens reçus a été sensibilisée aux enjeux de l’industrie du futur.

À ce site principal d’Aire-sur-l’Adour, où sont regroupés sur environ 10 hectares les 25.000 m2 de halls dans lesquels sont produits des pièces et des ensembles aéronautiques (tronçons de fuselage, portes, empennages, etc.) qui finiront sur les lignes d’assemblage d’Airbus, de Daher ou de Dassault Aviation, s’ajoutent deux autres sites Potez à Blagnac et à Séville.

 


Le premier est dédié à la conception et aux études : Potez, dans un rôle de sous-traitant global, a par exemple eu en charge la conception, la certification et la fabrication de la porte passager du Falcon 5X de Dassault. La structure « Potez Engineering » avait pour cela été créée en 2010, afin que l’entreprise puisse se positionner sur le « design & build », c’est-à-dire la conception en plus de la simple exécution. Quant au site espagnol de Séville, ses 6.000 m2 sont également consacrés à la production d’ensembles pour avions et hélicoptères. L’implantation, proche de l’aéroport local, est dotée d’un centre de rivetage semi-automatisé et de cabines de peinture.

 


Bonne orientation à l’international…

À l’époque du lancement de ce site sévillan, en mai 2016, Potez prévoyait d’y faire travailler une centaine de personnes d’ici 2022. Elles seraient déjà autour d’une trentaine, contre environ 370 sur les deux sites français du sous-traitant, dont les revenus oscillent depuis quelques années entre 30 et 40 millions d’euros, au gré de l’état d’avancement des programmes de ses clients. En 2016, Potez avait connu une année record à 40,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 18,9 avaient été réalisés à l’export. Si 2017 avait été plus timide (à 33,5 millions d’euros), l’activité reste très bien orientée et sa présence en Espagne devrait aider Potez à décoller à l’international. Le business resterait assez dépendant des programmes d’avions militaires (50% du revenu), mais serait pour le reste assez diversifié, entre avions d’affaires (20%), avions commerciaux (15%), hélicoptères (5%) et le traditionnel segment MRO (maintenance, réparation, rechange, 10%).

 


Lors de la Semaine de l’industrie, l’entreprise a sans doute accepté de très bonne grâce de recevoir quelques représentants de la nouvelle génération, car elle est régulièrement en quête de recrues aux profils variés, et certes pas toujours simples à dénicher, d’où l’intérêt de sensibiliser à l’avance le jeune public aturin.

Chef de projet transferts industriels, contrôleur qualité assemblage, contrôleur métrologie dimensionnelle, programmeur commande numérique, opérateur de traitement thermique, chef d’équipe chaudronnerie, ajusteur chaudronnerie : il y a de quoi faire carrière dans cette maison historique au service d’une filière de pointe.

 


Aujourd’hui présidée par Roland Potez, petit-fils du fondateur Henry (auquel a été consacrée une biographie parue en 2016), l’entreprise reste très attachée à sa longue histoire. Qu’elle espère (et elle n’est pas la seule) bien voir se poursuivre encore longtemps.

Cela a l’air plutôt bien parti.

Plus d’informations sur le site internet – cliquez ici