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Mimizan tient son nouveau casino avec Philippe Ginestet

Exploité par une filiale du groupe appartenant au créateur des magasins Gifi et repreneur de Tati, il s’étend sur plus de 1.000 m2, bar et restaurant compris…


Le « Stelsia Casino » a ouvert ses portes samedi dernier sur la ZAC des Hournails. Les amateurs de black jack et de machines à sous gardent un point de chute à Mimizan. Il vient remplacer l’établissement historique du centre-ville, qui a fermé ses portes fin décembre.

On connaissait déjà le Stelsia de Saint-Sylvestre-sur-Lot, cet hôtel quatre étoiles tout droit sorti d’un remake d’Alice au pays des merveilles, avec son look baroque et haut en couleur et son restaurant Le Jasmin, étoilé depuis l’an dernier. Il y aura désormais le Stelsia Casino de Mimizan et ses 60 machines à sous, ses deux tables de black jack et ses 8 postes de roulette anglaise électronique.


Mais pour le groupe de l’entrepreneur Philippe Ginestet, qui a gagné l’an dernier le droit d’aménager et d’exploiter le nouveau casino mimizannais de la ZAC des Hournails, ce métier des jeux d’argent est bel et bien une nouveauté. Il était plutôt niché sur le segment de l’hôtellerie-restauration, tandis que les enseignes Gifi, Trafic et Tati constituent évidemment le gros de son business.

Certes, ce Groupe Gifi a dégagé 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2017/2018, et le célèbre entrepreneur n’est pas en train de jouer son va-tout à la roulette avec ce casino. Mais si les reins de la « boutique » GPG sont assez solides, le pari est tout de même audacieux : on parle d’un nouveau casino entre Bordeaux et Hendaye, sur un littoral actuellement jalonné d’une bonne quinzaine d’établissements.


Et ce alors que l’on connaît les déboires du casino historique de Mimizan, situé en centre-ville : ses revenus annuels, qui atteignaient 2,4 millions il y a dix ans, avaient fondu de près d’un million entre 2009 et 2017, et avec eux le prélèvement des jeux de la mairie, passé de 172.000 à 32.000 euros. L’établissement était l’un des moins rentables de France : il a fermé ses portes le 28 décembre et le groupe Cogit, qui l’exploitait, donne rendez-vous à celui de Biscarosse, l’un des 4 qu’il gère encore en métropole.


La fin d’un long feuilleton…

Il faut ajouter que ce dossier mimizannais sentait un peu le soufre. Christian Plantier, maire de la commune, considérant que la position de ce casino séculaire n’était plus tenable en centre-ville, a poussé contre vents et marées le dossier d’un nouvel établissement relocalisé en périphérie de Mimizan, sur la zone des Hournails. La construction devait être financée via un bail emphytéotique administratif, mais suite au dépôt de recours par l’opposition, la mairie a finalement emprunté pour acheter le bâtiment (il y a un peu plus d’un an), « ce qui n’aura aucune conséquence financière », aux dires d’Arnaud Bourdenx, maire-adjoint aux finances : « Ce qui était une location sera le remboursement d’un emprunt », explique-t-il à la petite web TV de Mimizan.

Les 4 millions d’euros de la construction, désormais propriété de la mairie, seront remboursés par les loyers et prélèvements que versera chaque année notre nouvel exploitant. Ce casino Stelsia emploiera 26 personnes, pour partie issues de l’établissement fermé : car il était aussi question de maintenir des emplois 100 % locaux.


L’infatigable Ginestet aurait mis le paquet ces derniers mois pour aménager les lieux. Il en a confié la gestion à Guillaume Carpel, qui dirige déjà le château Stelsia. Il semble que cette « marque » Stelsia soit amenée à se développer, puisqu’après les casinos de Mimizan et Granville, le conseil municipal de Megève vient d’attribuer au groupe Ginestet la délégation du service public du sien.


Ouverture annoncée pour la fin de l’année. Et tout cela viendra sans doute au surplus de nouveaux investissements. On rappelle que le groupe de l’entrepreneur possède aussi les Laboratoires Mességué et, depuis peu, Besson Chaussures, reprise au groupe Vivarte. Il se met aussi aux espaces de coworking et aux écrans digitaux. A priori, on n’a pas fini d’en entendre parler…

Plus d’informations sur le site internet du casino