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Les stations thermales toujours dans l’incertitude

Après une année noire, les établissements de la région ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir. À Dax, on tente de définir un calendrier commun…


D’après le CNETh (conseil national des établissements thermaux), le secteur aurait accusé une baisse d’activité de l’ordre de 67% en 2020. La profession demande à Bercy une aide exceptionnelle de 82 millions d’euros.

Pour les 113 établissements thermaux des quelque 90 stations de France, l’année 2020 a été catastrophique, avec deux tiers de curistes en moins et un déficit prévisionnel qui se monterait à 110 millions d’euros. Pour autant, la cause des stations thermales est loin d’avoir été aussi médiatisée que celles (par exemple) des restaurants, des libraires ou des stations de ski. Les établissements ont perdu 6 mois d’une saison qui en compte 10, et ont pour beaucoup travaillé à perte à cause du recul de la fréquentation.


Nos régions sont les principales victimes, puisque ce sont l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine qui accueillent traditionnellement le plus de curistes, respectivement 200.000 et 150.000 par an.

Si la profession salue les dispositifs d’aide mis en place par le gouvernement, les régions et les départements (fonds de solidarité, chômage partiel, prêts garantis, aides exceptionnelles), elle souligne aussi qu’ils ne pourront suffire à régler sa situation. « Les allégements de charges c’est bien, mais maintenant il nous faut de l’argent frais, pour couvrir nos déficits qui sont importants », a ainsi expliqué Thierry Dubois, président du CNETh, à nos confrères des Échos. Les petits établissements indépendants seraient pour beaucoup en grande difficulté, notamment ceux qui ont investi peu avant la crise.


La réouverture en question…

Dans les Landes, où 12.000 emplois dépendraient directement et indirectement du thermalisme, seuls 15% des professionnels seraient en CDI, et donc éligibles au chômage partiel. De nombreux saisonniers qui œuvrent dans la filière n’auront donc pas pu en bénéficier. Et au-delà des établissements et des professionnels, les curistes souffrant de pathologies et de douleurs chroniques font également les frais de cette situation. Ils n’ont souvent pas osé faire de déplacement, en dépit des protocoles draconiens mis en place par les établissements. Et pourtant, ces mesures sanitaires semblent bien avoir fait leurs preuves de juillet à octobre…


Récemment, le CNETh a donc demandé à Bercy une aide exceptionnelle de 82 millions d’euros, sous forme de subventions. Les modalités d’un soutien à venir seraient en discussion, tandis qu’Yves Gouttebel, président du département du Puy-de-Dôme, prépare en ce moment le rapport commandé par le premier ministre sur l’avenir du thermalisme. Il devrait y être question de différencier les durées des cures en fonction des indications médicales, de façon à lever la contrainte des cures de 3 semaines. Affaire à suivre…

En attendant, se pose aussi le problème de la réouverture des établissements thermaux, à propos de laquelle aucun calendrier n’a encore été communiqué. Certains donnent déjà des dates, comme la Chaîne Thermale du Soleil, qui parle du 22 février pour Cambo, du 23 février pour Eugénie-les-Bains ou encore du 8 mars pour Barbotan-les-Thermes et Préchacq. Mais évidemment, aucune garantie…


Les établissements thermaux du Grand Dax, dont l’association est présidée par Jean-Charles Pressigout (des Thermes de Borda), travaillent sur un calendrier d’ouverture. Du côté des Thermes Bérot, on annulerait déjà les séjours pour mars et on espèrerait ouvrir en avril.

Pour la saison à venir, les établissements poursuivront (s’ils le peuvent) leurs efforts pour se diversifier et élargir leur prise en charge. Aux Thermes des Écureuils, on proposera par exemple un accompagnement psychologique en lien avec le covid ou encore de la sophrologie. Et l’on invoque l’importance du lien social que crée le contexte d’une cure pour les patients…

De quoi faire fléchir les pouvoirs publics ?