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Les Ateliers Nectoux, piliers du comptoir Belle Époque

Créés en 1930 et établis à Dax depuis 2011, ils conçoivent et fabriquent comptoirs, bordures et accessoires destinés aux bars et aux bistros du monde entier…


Spécialisée dans le travail de l’étain, cette entreprise du patrimoine vivant surfe sur la bistronomie et a déjà séduit les chefs Yves Camdeborde et Christian Etchebest. On peut non seulement s’accouder à ses comptoirs un brin rétro partout en France, mais aussi au Japon, en Australie, au Canada et dans une bonne vingtaine d’établissements new-yorkais.

Nés rue de Charonne, à Paris, en 1930, puis installés à Puteaux, où ils conservent un showroom, les Ateliers Nectoux ont déménagé à Dax en 2011. Ils perpétuent depuis 3 générations « la spécialité française du comptoir en étain traditionnel », plus communément appelé le « zinc ». Chaque mois, sortiraient de l’atelier Nectoux une petite dizaine de ces comptoirs à l’ancienne, qui nous replongent dans le premier tiers du XXe siècle et font aujourd’hui fureur un peu partout dans le monde, après avoir connu un sérieux trou d’air aux temps de l’inox et du formica. Ce qui fait que Thierry Nectoux, qui dirige la maison depuis 1995, ne se connaît plus beaucoup de concurrents directs sur le territoire national…


Ces comptoirs sont fabriqués à partir de lingots d’étain (pur à 97%) chauffés à 210°C dans un creuset. Une fois fondus, ils sont coulés dans une trentaine de moules différents et dans des plaques afin d’obtenir les formes, les motifs et les longueurs désirées. S’ensuit un méticuleux travail de soudure, de polissage et d’ajustement des éléments obtenus et des bordures décoratives à la structure en bois qui leur sert de socle, fabriquée sur place ou par des menuisiers des environs. En fonction de la complexité des modèles, il n’en coûterait finalement aux clients qu’entre 1.000 et 1.500 euros le mètre linéaire de comptoir. L’entreprise, labellisée EPV, emploie aujourd’hui 7 personnes pour un chiffre d’affaires d’environ un million d’euros.


Du sur mesure et de la démesure…

Un chiffre qui pourrait grimper dans les années qui viennent si le style rétro et le « courant bistronomique » restent à la mode. Et les bons résultats des Ateliers sont déjà portés par une belle activité et réputation à l’international, où sont générés 25 à 45 % de leurs revenus, en fonction de l’effet de change. L’étain si patiemment travaillé n’est parfois pas très loin de repartir d’où il vient, puisqu’il est extrait en Indonésie et que des comptoirs ont déjà été expédiés au Japon, à Hong Kong ou à Singapour.

Des comptoirs pensés et réalisés sur mesure pour répondre à des exigences parfois aux confins de la démesure, comme on pourra le vérifier en s’aventurant un peu sur les réseaux sociaux, avec des spécimens pouvant aller jusqu’à 15 mètres de long ou encore supportant de magnifiques bordures à vagues.


Et ces beaux spécimens se multiplient aussi dans notre région, où ont récemment été livrés le salon de thé bistrot « Le Tiap en Ville » de Dax, le « bistrot basque » Kako Etxea de Saint-Jean-de-Luz ou encore l’hôtel-restaurant-trinquet Berria d’Hasparren, ressuscité l’an dernier par Jean-Marc Charritton, le fondateur et président du groupe Lauak.

Ajoutons que l’entreprise travaille aussi pour les particuliers ou dans la réparation et restauration de comptoirs. Elle réalise de même de nombreux accessoires comme des plaques décoratives en laiton massif, des poignées en étain, des équerres ou des colonnettes pour agrémenter du mobilier de bar.


En bref, l’affaire devenue dacquoise se porte plutôt bien et semble partie pour durer, puisqu’une représentante de la quatrième génération des Nectoux aurait déjà dessiné 4 nouvelles bordures pour les Ateliers…

De quoi fêter ça… sur le zinc !

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