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Le coronavirus chamboule tout

Culture, spectacles, tourisme, hôtellerie et restauration, traiteurs, foires et salons, colloques, sports… quasiment tous les secteurs sont menacés et parfois très fortement…


Avec la propagation rapide du Covid-19, ce sont des pans entiers de l’activité économique, culturelle et sportive qui sont contraints d’anticiper une période très difficile, dont on ne connaît pas la durée.

L’impact est déjà très sensible dans l’hôtellerie et chez les traiteurs en raison d’une chute spectaculaire des déplacements d’affaires et des réunions professionnelles. Il est encore trop tôt pour en mesurer les conséquences. Mais on peut imaginer qu’elles seront lourdes.

Du côté des spectacles et des festivals, il faut s’attendre à des reports et annulations, voire la limitation du public à moins de 1000 personnes. Des temps forts comme la grande braderie d’Hossegor à Pâques (9-12 avril) risquent d’être touchés avec un potentiel de 80.000 visiteurs, dont beaucoup venus d’Espagne.


Pour le sport, l’exemple du rugby illustre les enjeux des semaines à venir. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a demandé de généraliser la règle des matches à huis clos au moins jusqu’au 15 avril. Mais à ce jour, personne ne sait jusqu’à quand ces mesures devront être appliquées avec les incertitudes concernant l’évolution de l’épidémie.

Lundi, la Ligue nationale de rugby doit prendre position entre deux options : soit poursuivre le Top 14 et la Pro D2 avec des rencontres à huis clos ; soit, suspendre les championnats en reportant les matches. Les clubs ont des avis très contrastés.

S’il est décidé de maintenir le calendrier en disputant les rencontres dans des stades vides, les conséquences seront majeures aussi bien sur le plan sportif qu’économique.


Il est clair que dans ce cas de figure, les staffs du Top 14 et de la Pro D2 vont devoir s’adapter très rapidement et préparer mentalement leurs troupes pour qu’elles soient en mesure de combattre avec une intensité maximum, malgré une ambiance glaciale. La clé pour toute victoire. De quoi, certainement, réserver des surprises d’autant plus que la différence entre les matches à domicile et à l’extérieur sera largement gommée avec l’absence du très influent 16e homme.

Ce sont de nouveaux championnats qui vont commencer avec un changement de la donne en vue de la qualification pour les phases finales comme au niveau de la lutte pour le maintien.


Sur le plan économique, c’est le branle-bas de combat. Comment les clubs peuvent-ils éviter la catastrophe en étant privé brutalement des recettes de billetterie générées le public ? Devront-ils rembourser les abonnés et les partenaires qui ont payé pour une saison complète ? Ils vont aussi perdre les recettes de buvettes et de réceptifs pendant les rencontres à domicile, tandis que l’événementiel hors match risque de subir un sérieux coup de frein.

Déjà, le Stade Toulousain a chiffré la perte potentielle à plus de 3 millions d’euros, en tenant compte aussi du manque à gagner au niveau de la Coupe d’Europe, si la mesure de huis clos se prolonge jusqu’à la fin de la saison. Bordeaux parle d’un trou qui pourrait dépasser 2 millions d’euros avec l’absence d’un public jusqu’ici supérieur à 24.000 personnes en moyenne.


La Section Paloise, l’Aviron Bayonnais, le Stade Montois et le Biarritz Olympique vont également devoir trouver des solutions pour absorber ce choc économique. Même si l’impact sera différent d’un club à l’autre. En Fédérale, même chose. On vient d’apprendre que le match du dimanche 15 mars, entre Dax et Tyrosse, se déroulera à huis clos.

La problématique est la même au niveau du basket pour l’Elan Béarnais, Basket Landes et le Tarbes Gespe Bigorre, ainsi que dans les autres sports. Quel que soit le niveau de chaque discipline, de chaque club, le risque de déstabilisation est réel.

Les jours et les semaines qui viennent vont être décisifs. Il va falloir faire preuve de beaucoup d’imagination et espérer que le coronavirus sa fatigue plus vite que redouté.