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L’autoroute basco-landaise en mode rocade

C’est confirmé officiellement, bientôt les usagers réguliers de l’A63 et de l’A64 vont bénéficier d’un tarif à moitié prix. Objectif désengorgement en route…


Les détenteurs de véhicules de classe 1, 2 et 5 bénéficieront à partir d’octobre d’une réduction mensuelle de 50 %. Seule condition : réaliser 20 trajets par mois sur les tronçons Ondres-Espagne et/ou Sames-Saint-Pierre-d’Irube.

Après deux ans de négociations entre Jean-René Etchegaray et Pierre Coppey, respectivement présidents de la Communauté d’agglomération Pays basque et de Vinci Autoroutes, un accord avait finalement été acté. Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque l’Agglo avait déjà communiqué en ce sens en février, tandis que Vinci Autoroutes, avec son offre Ulys 30, a généralisé le principe d’une réduction de 30% à partir de 10 allers et retours réguliers par mois. C’est le Syndicat des mobilités de l’agglo qui mettra la main au portefeuille pour apporter les 20% de réduction supplémentaires, ce qui devrait représenter un effort annuel de 650.000 euros.


Point de gratuité sur les portions Ondres-Biriatou de l’A63 et Sames-Saint-Pierre-d’Irube de l’A64, certes, mais à partir du 1er octobre, les automobilistes circulant fréquemment sur ces axes pourront faire d’assez substantielles économies, jusqu’à 84 euros par mois pour ceux qui réaliseraient 20 trajets (soit 10 allers/retours) entre Ondres et la frontière espagnole, et 64 euros pour des trajets de Bayonne à Saint-Jean-de-Luz.

Pour bénéficier de la réduction, il faudra s’inscrire via Vinci Autoroutes (à travers ladite offre Ulys 30) et aller récupérer son boîtier télépéage.


Faciliter la circulation sur le BAB…

Au-delà du geste financier, il s’agissait évidemment de faciliter la circulation sur les axes non-payants et de désengorger les accès à l’agglomération. On pense au pont Henri Grenet de Bayonne et surtout à la RD 810, qui court le long de la côte basque (elle va de Saint-Geours à l’Espagne en passant par le boulevard Dassault de Biarritz et le pont Charles de Gaulle de Saint-Jean-de-Luz).

Cette départementale enregistrerait un trafic de 25.000 véhicules par jour hors saison, pour 40.000 en été. La communauté d’agglomération estime qu’un tiers de ce trafic sur d’autres axes pourrait ainsi basculer vers les autoroutes, rappelant que 90.000 véhicules passent l’Adour quotidiennement sur le réseau classique.

Il y aurait déjà débat avec une opposition avançant qu’un tel dispositif constituerait un encouragement à prendre son automobile, à l’heure du covoiturage et des nouvelles stratégies de mobilité urbaine. Mais, il est certes assez difficile d’en évaluer les effets, un désengorgement du trafic pouvant aussi avoir un impact positif avec moins de véhicules à l’arrêt.


En d’autres termes, il faudra mesurer avec précision les effets de cette réduction, ce qui sera notamment fait sur différents péages comme ceux de la Négresse, à Biarritz, et de Bayonne Sud, lesquels pourraient pâtir d’une croissance excessive du trafic autoroutier.

Un premier bilan sera fait à l’automne 2020. Il pourrait être complété de nouvelles dispositions comme une réduction de 70% pour les automobilistes qui gareraient leurs véhicules sur des parkings-relais et prendraient les transports en commun pour se rendre en cœur d’agglomération. De tels parkings seraient par exemple en cours de finalisation à Bassussary, Briscous et Ondres. Ils comporteront une centaine de places et seront vidéo-surveillés.

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