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La Scalandes, méga plateforme des Leclerc

A la fois centrale d’achat et de stockage de 62 magasins Leclerc sur l’ensemble du bassin Adour Gascogne, elle fourmille de projets depuis Mont-de-Marsan…


On en sait un peu plus sur les ambitions de cette entité coopérative, créée et pilotée par ses adhérents, patrons des centres E. Leclerc des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, de la Bigorre, du Gers et du Lot-et-Garonne.

La Scalandes, qui centralise donc les produits de plus de 3.000 fournisseurs pour approvisionner ces 62 magasins, a fait l’acquisition de 14 hectares de terrain ces deux dernières années. Plusieurs opérations d’envergure sont dans les tuyaux.

Les efforts doivent dans un premier temps porter sur les activités surgelé et frais, gérées en flux tendus, et à partir de 2021 sur les produits de grande consommation stockés à température ambiante. Dans le même temps, la Scalandes tourne à plein régime et continue de recruter.


Comme l’explique son directeur général Claude Bouillard, la Scalandes est « au début d’un long chemin ». Ses projets actuels s’inscrivent dans le cadre d’un schéma directeur dont l’horizon a été fixé… à 2035. « Nous avions besoin de nous appuyer sur une vision à long terme, tenant compte de la croissance future de notre activité », commente le dirigeant.

Car en effet, la centrale montoise, exploitée depuis 1992, doit à la fois s’adapter aux nouveaux enjeux de la distribution (à commencer par la diversification, multiplication et digitalisation des points de vente) et s’aligner sur la belle progression de la part de marché de Leclerc dans les pays de l’Adour, que vient encore d’illustrer la reprise d’un hyper à Anglet. Une bonne nouvelle « qui met aussi en lumière les limites de l’outil logistique actuel », et qui a d’ailleurs contribué à faire évoluer ledit schéma directeur : « les taux de croissance imaginés il y a encore deux ans étaient finalement plus que raisonnables. Nous avons atteint en 2019 les résultats attendus pour 2021 », expose notre interlocuteur. En 2018, la Scalandes aurait dégagé 677,5 millions d’euros de chiffre d’affaires.


Des projets prévus jusqu’en 2025…

On rappelle que la centrale exploite plus de 90.000 m2 de surfaces logistiques et comptait 360 salariés en 2018. Elle vise un total d’environ 500 employés d’ici 2025. Elle a signé 53 CDI l’an passé, tandis qu’une campagne de 40 recrutements avait été lancée en novembre. Des recrutements initiés avant même le lancement des prochains chantiers et qui ne suscitent « absolument aucune inquiétude sur l’affectation de ce nouveau personnel » dans la future organisation de la centrale montoise, qui sera progressivement modernisée et étendue.

La Scalandes compte aujourd’hui 5 entrepôts, dont 4 sont situés sur le site de la ZA de Pémégnan : deux d’entre eux hébergent les produits secs (totalisant 55.000 m2), un les surgelés (5.250 m2 à -21°) et un les produits frais (4.700 m2 à 2°C). Le cinquième entrepôt (bazar et produits secs) s’étend sur 24.000 m2 à la ZA de Mamoura (sur Saint-Avit).


Un terrain de 4 hectares avait encore été acquis sur le site montois il y a un an, cédé par une municipalité de Mont-de-Marsan dont le soutien au développement de la centrale ne se dément pas, puisque l’implantation d’origine s’était faite sur 15 hectares (via d’abord 23.000 m2 d’entrepôt) et qu’elle en a gagné 14 de plus en 2017 et 2018.

Venons-en aux projets à venir. Pour commencer, dès cette année, la Scalandes devrait doubler la surface de sa plateforme dédiée au surgelé. Elle envisage ensuite pour 2020 la construction d’un entrepôt frais, qui devrait porter à 12.000 m2 la surface exploitée sur ce segment. Même si ces deux activités du frais et du surgelé (sur lesquelles la centrale fonctionne comme souvent en cross-docking, c’est-à-dire par éclatement et en flux tendus, répartissant par point de vente les produits aussitôt reçus) se prête encore assez peu à l’automatisation de process, la Scalandes ne s’interdit pas de réfléchir à une modernisation de ses opérations en température dirigée. Cette évolution dépendra vraisemblablement de la capacité des fournisseurs à proposer d’ici 2020 des solutions parfaitement fiables.


Des outils informatiques fraîchement déployés…

Dans un second temps, « la réflexion sur les PGC et les produits stockés à température ambiante n’interviendra que vers 2021 ou 2022, détaille Claude Bouillard. Sur ce volet de l’activité, les techniques d’automatisation sont maîtrisées, et il y a déjà plusieurs exemples de centrales Leclerc mécanisées ou automatisées avec succès ».

Si rien n’est encore arrêté et s’il est encore un peu tôt pour dire à quoi ressemblera le futur outil logistique de la Scalandes, on sait déjà que Leclerc est un pionnier en la matière, avec nombre de nouvelles centrales automatisées ces dernières années (Scapalsace, Scapest, Scapnor, Socara, etc.), et encore une tout récemment, la Socamaine à Champagné (72). Un chemin que s’empresse aujourd’hui de suivre une partie de la concurrence. Ces investissements ont généralement permis d’ajuster les opérations logistiques à un marché plus exigeant, avec des points de vente toujours plus nombreux, urbains et spécifiques (drives, express ou encore le nouveau modèle de « drive lockers » expérimenté à Anglet), mais aussi de répondre à de nouvelles nécessités en matière d’accidentologie et de réduction des troubles musculo-squelettiques, via la suppression de tâches ingrates. « Il faut bien voir que contrairement à certaines idées reçues, ces projets n’ont jamais procédé d’une volonté de limiter les recrutements », souligne le dirigeant. Et ne semblent d’ailleurs pas en avoir cassé les dynamiques dans les faits…


Mais la modernisation n’a pas attendu ces différents projets, puisque la Scalandes vient par exemple tout juste d’en terminer avec le déploiement d’un outil informatique de gestion de la chaîne logistique, développé par la société Acteos. Un outil qui va permettre à la centrale d’améliorer encore la traçabilité des produits et le confort de travail des opérateurs logistiques, et ce en couvrant informatiquement toute l’activité de ses sites, de la réception à l’expédition en passant par le stockage et la préparation des commandes. « Nous sommes bien au début d’une histoire qui devrait durer 5 ou 6 ans », résume Claude Bouillard.

Plus d’informations sur les site de la Scalandes – cliquez ici

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