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Fermiers du Sud-Ouest à la relance

Fortement pénalisé par la crise aviaire, notre champion de la volaille et spécialiste du poulet jaune Label Rouge, basé à Saint-Sever, compte sur la qualité de ses produits pour rebondir…


Émanation des groupes coopératifs Maïsadour et Terrena, le groupe Fermiers du Sud-Ouest commercialise les poulets sous label de ses 3 entités landaise, gersoise et périgourdine, ainsi que les volailles des marques Saint-Sever, Marie Hot et Le Gemmeur.

Il n’y a pas que les palmipèdes qui rament en ces temps d’influenza aviaire. Même s’ils représentent à eux seuls 95% des 473 foyers de contamination recensés dans le Sud-Ouest, c’est toute la volaille qui a été concernée par les mesures mises en place pour faire face à ce virus « hautement pathogène ».


Ainsi, outre nos amis les canards, le dépeuplement d’élevages situés autour de ces foyers a concerné un demi-million de volailles, selon le directeur général du groupe Fermiers du Sud-Ouest, Paul le Bars, qui s’exprimait la semaine dernière dans Sud-Ouest.

Les élevages n’ayant pas encore été relancés, l’intervalle d’inactivité aura, en outre, coûté la remise en place d’environ 4 millions de volailles dans les Landes et le Gers. Le Périgord, pour sa part, a été épargné. Le dirigeant prévoit une production et un chiffre d’affaires amputés de 50% pour ce premier semestre.


Des produits plébiscités…

On rappelle que Fermiers du Sud-Ouest, fer de lance du pôle volaille de Maïsadour (qui détient 51% du groupe), a généré 215 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2019/2020 : 106 millions pour Fermiers Landais (385 salariés sur les sites de Saint-Sever et Pontonx-sur-l’Adour), 74 millions pour Fermiers du Gers (292 salariés à Condom et Saramon) et 36 millions pour Fermiers du Périgord (105 salariés à Terrasson-Lavilledieu).

Le groupe (800 salariés en tout) travaille aujourd’hui avec un millier d’éleveurs du Sud-Ouest. L’impact économique de cette crise aviaire n’a donc rien d’anodin.

Paul le Bars a indiqué qu’il espérait une reprise de l’élevage à la fin du mois, ce qui ne devrait conduire que mi-juin à la relance effective de la production. En attendant, ce sont donc 600 salariés qui seront en activité partielle. Le dirigeant reste néanmoins optimiste.


Le groupe Fermiers du Sud-Ouest, l’un des symboles de la volaille d’ici, est réputé pour la qualité de ses produits qui, plébiscités par les consommateurs, devraient assez naturellement reprendre leur place en rayon ou chez les bouchers-charcutiers (via la marque Marie Hot) à l’issue de cette crise.

À l’arrivée, il ne devrait pas y avoir de dégâts en matière d’emploi et le groupe devrait tenir le choc, comme lors des précédentes épizooties. Il faut aussi dire que la volaille aurait plutôt bien résisté en 2020 à « l’autre » épidémie. Selon l’Anvol (interprofession de la volaille de chair), les achats des ménages auraient progressé de 9,3% l’an dernier, et même de 12,3% pour les seuls poulets. En dépit d’une restauration hors domicile en sommeil, la consommation globale n’aurait finalement reculé que de 0,7%.


Mais outre l’épizootie, l’organisation pointe deux autres difficultés en ce début d’année, d’un côté la flambée des prix des matières premières composant l’alimentation des animaux, et de l’autre la reprise des discussions avec le Mercosur (marché commun des pays d’Amérique du Sud), qui selon l’Anvol « assombrit l’avenir de la filière, déjà en proie à une part importante de poulets importés sur le marché français ». En 2020, 41% des poulets consommés en France ont été importés.

Plus d’informations sur le site internet, cliquez ici

Bilan de l’Anvol – c’est ici