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Côte Aquitaine : nouvelles du recul du littoral

L’Observatoire lance sa campagne de suivi de l’érosion du littoral régional. Elle pourrait être de 50 m dans les Landes et de 27 m au Pays Basque, d’ici à 2050…


« Après le passage de plusieurs dépressions hivernales depuis la fin du mois de décembre, l’état des plages reste de façon générale plutôt stable en ce milieu de saison », a récemment indiqué l’organisme régional.

D’après l’Observatoire de la Côte Aquitaine, organisme en charge de surveiller l’érosion du littoral régional, le trait de côte reculerait en moyenne d’1,70 m par an dans les Landes et de 2,50 m en Gironde. Fin 2016, le résultat du rapport qu’il avait commandé au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) projetait une érosion chronique de l’ordre de 50 m pour la côte sableuse et de 27 m pour la côte rocheuse d’ici à 2050.


Des chiffres assez effrayants qui ne tenaient pas compte des phénomènes exceptionnels pouvant entraîner un recul de 20 m en un seul épisode, comme cela est arrivé il y a cinq ans… Environ 2.600 logements seraient ainsi menacés sur la côte sableuse, et 2.800 sur la côte rocheuse, dont 70 à court terme dans les Pyrénées-Atlantiques, en cas d’éventuels mouvements de falaise.

Même si le premier bilan publié en mars par l’observatoire ne fait pas dans le catastrophisme et pointe d’abord du doigt la stabilité de l’état des plages, avec « des périodes de houles constructrices en régime anticyclonique de fin décembre à mi-janvier et sur la dernière décade de février » qui « ont permis de recharger temporairement les plages et de limiter l’impact des événements tempétueux », tous les points de la côte n’ont pas été logés à la même enseigne.

« Les érosions hivernales touchent essentiellement les zones réputées sensibles, soit les communes de Soulac-sur-Mer, Vendays-Montalivet, la Pointe du Cap-Ferret, La Teste-de-Buch et Biscarrosse », explique l’organisme.


Des relevés au centimètre près jusqu’à fin juin…

Mais à l’arrivée, et sans surprise compte tenu de la météo de ces derniers mois, les indicateurs fournis par divers opérateurs techniques comme l’ONF ou ledit BRGM « confirment la bonne résistance du littoral dans un contexte climatique hivernal favorable, avec seulement cinq périodes perturbées entrecoupées d’une longue période anticyclonique au mois de février 2019 ».

S’il n’y a pas de quoi sauter au plafond, c’est toujours cela de pris, alors que les parties prenantes sont de mieux en mieux organisées et que de nouvelles solutions commencent à émerger pour tenter de préserver un littoral menacé.


On rappelle que l’observatoire opère sur plus de 300 km de littoraux dont 230 de côte sableuse, 80 sur le bassin d’Arcachon et 40 de côte rocheuse. Il aurait conduit plus de 200 expertises depuis 2002. Le 3 avril dernier, il a d’ailleurs entamé sa « campagne 2019 de levés de terrain au GPS différentiel », laquelle méthode offre l’avantage d’une « précision centimétrique ».

Les observateurs de l’OCA vont donc arpenter les 300 km de littoral de l’ex-Aquitaine d’ici fin juin, et ce afin d’effectuer leurs relevés post-hivernaux. « Ces levés permettent de quantifier les observations terrain, acquises pendant l’hiver, tant d’un point de vue de l’altitude des plages et des dunes que de l’évolution du pied de dune. Ils sont essentiels afin d’enrichir la connaissance de l’évolution de la côte et ainsi améliorer les expertises et les prévisions d’érosion », détaille la note publiée au début du mois, à laquelle l’OCA a joint une petite vidéo fort instructive.


L’an dernier, une équipe de tournage avait en effet suivi les techniciens de l’observatoire sur les fameux sites de la Dune du Pilat, de l’Île aux oiseaux (La Teste-de-Buch), du courant d’Huchet (Moliets-et-Maâ) et d’Erretegia (Bidart).

Un petit retour en images qui nous rappelle l’importance capitale de ces mesures pour évaluer l’évolution du trait de côte sur le long terme.

Informations sur le site internet – cliquez ici