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BONNE NOUVELLE – Airbus accélère l’avenir en mode hydrogène

L’avionneur va développer 3 concepts d’avions « ZEROe » qui visent à réduire les émissions de CO2 des vols commerciaux « jusqu’à 50% ». Objectif 2035…


C’est une bonne nouvelle pour tout le secteur de l’aéronautique dans le Grand Sud-Ouest et dans les Landes, dans ce contexte de crise économique lourde. Une petite lueur à l’horizon.

L’avionneur a donc confirmé son ambition de commercialiser un appareil « zéro émission » d’ici 2035. Il a opté pour l’hydrogène et présenté 3 projets d’avions à propulsion hybride…

Guillaume Faury a évoqué le lancement de ce programme « zéro émission » d’ici 2028. Un premier prototype à taille réelle est espéré avant 2030.

Ici et là, ces derniers mois, beaucoup de spécialistes s’étaient montrés assez sceptiques sur notre capacité à mettre en service un avion de ligne « 100% vert » d’ici 2035, objectif associé au plan de relance du secteur aéronautique dévoilé en juin dernier par Bruno Le Maire.

Mais désormais, pour Guillaume Faury, le président exécutif d’Airbus, il semble bel et bien que ce calendrier puisse être tenu, comme il l’a expliqué dans les colonnes du Parisien en amont de la présentation, ce lundi après-midi, de 3 projets d’avions propulsés à l’hydrogène.

Le patron de l’avionneur a parlé d’un investissement de « plusieurs dizaines de milliards d’euros » et évoqué le lancement du programme dédié au plus tard en 2028, après la mise en compétition de différentes technologies et leur maturation (sur environ 5 ans), puis la recherche effective de fournisseurs et d’implantations.


3 projets, 3 options de propulsion…

« À première vue, les trois avions concept Airbus tout récemment dévoilés n’offrent guère plus qu’un sentiment de déjà vu », explique sobrement l’entreprise, qui a fait ses calculs et estime que l’hydrogène pourrait contribuer à réduire de 50% les émissions de CO2 de l’aviation commerciale. Pour Airbus, qui emploie déjà des technologies de propulsion à l’hydrogène dans le secteur spatial, les premiers appareils pourraient ainsi sortir de la chaîne d’assemblage et entrer en service en 2035 « si le développement de la technologie de l’hydrogène progresse au rythme attendu ».

Si le look des 3 appareils présentés ce lundi surprend certes peu, la propulsion à hydrogène implique tout de même de sérieux changements… et des arbitrages. Car on parle tout de même de propulsion hybride : les 3 projets prévoient d’un côté des turbines à gaz modifiées brûlant de l’hydrogène liquide, et de l’autre, en complément, des piles à hydrogène pour créer de l’énergie électrique, le tout devant se traduire « par un système de propulsion hybride électrique très efficace ».

Néanmoins, « chacune des 3 options correspond à une approche légèrement différente en termes d’intégration du système de stockage et de distribution d’hydrogène liquide. Les ingénieurs d’Airbus ont conceptualisé des solutions d’intégration qui prennent soigneusement en compte les défis et les possibilités de chaque type d’avion », explique le groupe européen.

Le premier des trois, probablement le plus proche des avions de ligne actuels, est doté de deux turboréacteurs hybrides à hydrogène fournissant la poussée. Le système de stockage et de distribution d’hydrogène liquide est situé derrière la cloison arrière de l’appareil. Une configuration classique en phase avec le design de ce long courrier, censé accueillir 200 passagers et parcourir une distance maximale de 3.500 km.


Premier prototype avant 2030…

Le second appareil est un avion à hélices, avec également un système de stockage et de distribution localisé à l’arrière. Deux turbopropulseurs hybrides à hydrogène entraînent ses deux hélices à 6 pales pour fournir la poussée. Doté de 100 places, il se veut plus particulièrement adapté à des trajets courts comme les vols intérieurs.

Le dernier des 3 projets, enfin, se veut aussi le plus « disruptif », avec un design qui rappelle le « Maveric » présenté à Singapour en début d’année. Il s’agit d’une « aile volante » de 200 places, dite « BWB » (pour Blended-Wing Body), configuration qui « présente un intérieur exceptionnellement large, ouvrant ainsi de multiples options pour le stockage et la distribution d’hydrogène. Dans cet exemple, les réservoirs de stockage d’hydrogène liquide sont stockés sous les ailes ».


« Il y a cinq ans à peine, la propulsion à l’hydrogène n’était même pas sur notre radar en tant que voie technologique viable de réduction des émissions. Mais des données convaincantes provenant d’autres industries du transport ont rapidement changé tout cela. Aujourd’hui, nous sommes enthousiasmés par l’incroyable potentiel que l’hydrogène offre à l’aviation en termes de réduction des émissions perturbatrices », a finalement résumé Glenn Llewellyn, vice-président d’Airbus, en marge de cette présentation.

En attendant d’en savoir plus, Airbus indique que plusieurs programmes de démonstration d’hydrogène seront officiellement lancés dans les prochains mois pour tester ces différentes technologies de propulsion. Tout cela devrait déboucher sur un premier prototype d’avion à taille réelle « d’ici la fin des années 2020 ».

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